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SCPI et trésorerie d'entreprise : comment les holdings et sociétés accèdent à l'immobilier sans le gérer

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SCPI et trésorerie d'entreprise : comment les holdings et sociétés accèdent à l'immobilier sans le gérer

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Publié le
13/07/2026
Mis à jour le
27/10/2026

Vous avez structuré votre trésorerie selon ses horizons avec un compte à terme (CAT) pour la poche de sécurité et un fonds monétaire pour la liquidité. Si une partie de cette trésorerie n'a pas vocation à être utilisée avant 5 à 10 ans, vous pouvez étudier une autre possibilité : percevoir des revenus réguliers issus de l'immobilier professionnel, sans acheter un seul bien, sans gérer un locataire.

C'est ce que permettent les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) pour les personnes morales. Cet article explique comment une entreprise, une holding, une TPE, une PME ou une SCI accède aux SCPI, ce que l'on peut en attendre, comment les revenus sont imposés à l'IS, quels risques il faut accepter et quelle place ce produit peut occuper dans une allocation de trésorerie structurée.

Vous avez un CAT. La SCPI, c'est quoi en plus ?

Le compte à terme répond bien aux besoins de trésorerie à 6 à 36 mois : son taux est fixé à la souscription, le dépôt est couvert par la garantie des dépôts du FGDR dans la limite de 100 000 € par déposant et par établissement, et il n'expose pas aux marchés financiers. Il convient donc à la poche de sécurité.

Mais toutes les entreprises n'ont pas une trésorerie entièrement à court terme. Une holding qui remonte régulièrement des dividendes accumule souvent des fonds qu'elle ne redistribuera pas avant plusieurs années. Une PME mature dont les résultats s'accumulent dispose d'une poche structurellement excédentaire sur le long terme. Une SCI en attente d'un prochain investissement immobilier peut avoir des centaines de milliers d'euros disponibles sur 5 à 10 ans.

Pour ces fonds à horizon long, que la règle des 3 poches de trésorerie range dans la poche de long terme, le CAT offre un taux fixe (3,15 % par an à 12 mois dans la grille Hedg relevée le 12/10/2026), mais il ne donne aucune exposition à l'immobilier professionnel ni aux revenus locatifs.

La SCPI propose autre chose : un accès indirect à un portefeuille diversifié d'immobilier professionnel (bureaux, commerces, logistique, santé, résidentiel géré), géré par une société de gestion agréée, avec des revenus locatifs distribués trimestriellement. Pour une entreprise, c'est l'une des façons les plus simples d'investir dans l'immobilier sans les contraintes de la détention directe.

SCPI pour une personne morale : qui peut souscrire ?

Toute personne morale peut en principe souscrire des parts de SCPI : SARL, SAS, SA, EURL, holding patrimoniale ou animatrice, SCI à l'IS, association, fondation. Il n'existe pas de restriction légale liée à la forme juridique : une SPFPL ou holding de professionnel libéral peut aussi souscrire, dans le respect des règles propres à sa profession.

Deux conditions pratiques sont à vérifier avant la souscription.

L'objet social de la société doit permettre les opérations de placement financier et immobilier. Si l'objet social est exclusivement industriel ou commercial sans mention de placements, une modification des statuts peut être nécessaire avant la souscription. C'est un point à vérifier avec votre expert-comptable ou votre avocat.

Le régime fiscal de la société détermine le traitement des revenus perçus. Pour une société à l'IS, cas le plus courant pour les holdings et les PME, les revenus des SCPI sont intégrés au résultat imposable à l'IS. Pour une société à l'IR (SCI transparente, SNC), les revenus sont imposés entre les mains des associés.

Comment fonctionne une SCPI pour une entreprise ?

Une SCPI est une société qui collecte des capitaux auprès d'investisseurs et les investit dans un portefeuille de biens immobiliers. En souscrivant des parts de SCPI, votre entreprise devient associée de cette société et perçoit sa quote-part des revenus locatifs générés par le portefeuille.

La gestion est entièrement déléguée à la société de gestion agréée par l'AMF : sélection des biens, négociation des baux, gestion des locataires, travaux, arbitrages. Votre entreprise n'a rien à gérer opérationnellement.

La distribution des revenus

Les loyers collectés par la SCPI sont redistribués aux associés sous forme de distributions mensuelles ou trimestrielles, proportionnellement au nombre de parts détenues. Pour une société à l'IS, ces distributions sont intégrées au résultat imposable.

Le délai de jouissance

Après la souscription, un délai de jouissance s'applique avant de percevoir les premières distributions. Ce délai varie selon les SCPI, souvent de 3 à 6 mois. Il correspond au temps nécessaire pour que la société de gestion déploie les capitaux collectés dans de nouveaux actifs immobiliers. Pendant ce délai, vous ne percevez pas encore de revenus locatifs mais vous bénéficiez déjà d'une éventuelle variation de la valeur des parts.

La valorisation des parts

Au-delà des revenus distribués, la valeur des parts de SCPI peut évoluer à la hausse ou à la baisse selon la valeur du patrimoine immobilier sous-jacent, réévaluée périodiquement par des experts indépendants. Cette variation de valeur s'applique dès la souscription, y compris pendant le délai de jouissance où les revenus ne sont pas encore versés. La plus-value ou la moins-value latente n'est en principe constatée fiscalement qu'en cas de revente des parts.

CAT ou SCPI : rendement, liquidité, horizon

Voici la comparaison structurée pour aider à décider quelle place accorder à chacun dans l'allocation de trésorerie.

CritèreCAT / DATSCPI
RendementTaux fixe connu à la souscription (3,15 % par an à 12 mois, grille Hedg du 12/10/2026)Taux de distribution variable, de l'ordre de 4 % à 7 % brut par an à titre indicatif (2026), non garanti
Nature du rendementIntérêts fixés à l'avanceRevenus locatifs variables selon l'occupation et les loyers
Protection du capitalDépôt couvert par le FGDR jusqu'à 100 000 € par déposant et par établissementAucune : perte en capital possible
LiquiditéRetrait anticipé possible, avec un délai pouvant aller jusqu'à 32 jours et une éventuelle pénalitéRevente des parts en plusieurs semaines à plusieurs mois, sans garantie de trouver un acheteur
Horizon recommandé1 mois à 7 ans8 ans minimum selon la plupart des sociétés de gestion
Revenus réguliersSelon les modalités du contratDistributions mensuelles ou trimestrielles, variables
Exposition aux marchésAucuneImmobilier professionnel, sensible aux taux d'intérêt et à la conjoncture
GestionAucuneDéléguée à la société de gestion
Ticket minimum chez Hedg50 000 €20 000 €

Taux et fourchettes indicatifs, susceptibles d'évoluer. Le taux de distribution d'une SCPI n'est pas garanti.

Fiscalité des SCPI pour une entreprise à l'IS

C'est le point technique le plus important pour une personne morale. La fiscalité des SCPI pour une société à l'IS est très différente de celle d'un particulier.

Les revenus distribués par la SCPI

Pour une société à l'IS, la quote-part de résultat de la SCPI qui lui revient est intégrée à son résultat imposable et soumise à l'IS au taux normal de 25 %, ou au taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour les PME qui remplissent les conditions. La loi de finances pour 2026 n'a modifié ni ces taux ni ce seuil.

La différence avec un particulier est sensible. Un particulier supporte sur ses revenus de SCPI l'impôt sur le revenu, selon sa tranche marginale, et les prélèvements sociaux. Une société à l'IS ne supporte que l'IS au taux applicable. Pour un dirigeant fortement imposé à l'impôt sur le revenu, détenir des SCPI via sa holding peut donc alléger l'imposition des revenus tant qu'ils restent dans la société ; leur distribution ultérieure sous forme de dividendes sera à son tour imposée.

Les plus-values de cession de parts

Si la société revend ses parts de SCPI à un prix supérieur à leur prix d'acquisition, la plus-value réalisée est imposée à l'IS au taux de droit commun. À l'inverse des particuliers, qui bénéficient d'abattements pour durée de détention sur les plus-values immobilières, les personnes morales à l'IS ne bénéficient d'aucun abattement.

La comptabilisation des parts de SCPI

Les parts de SCPI souscrites par une société sont inscrites en immobilisations financières lorsque l'intention est de les détenir durablement, ou en valeurs mobilières de placement pour une détention plus courte. Le choix du compte et le traitement des revenus sont à valider avec l'expert-comptable de la société.

Le cas particulier des SCPI européennes

Certaines SCPI investissent majoritairement dans des pays européens (Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Italie). Pour les personnes morales à l'IS, ce type de SCPI présente une particularité fiscale qui mérite attention.

Les revenus tirés de biens immobiliers situés hors de France sont imposés dans le pays où les biens sont situés, conformément aux conventions fiscales bilatérales signées entre la France et ces États. Selon la convention applicable, ces revenus peuvent être exonérés d'IS en France ou ouvrir droit à un crédit d'impôt, la fiscalité du pays de situation s'appliquant alors à la place de l'IS français.

Pour une holding française à l'IS, l'imposition effective d'une SCPI investie en Europe peut donc différer sensiblement de celle d'une SCPI investie en France. Le traitement exact dépend de chaque convention fiscale et de la composition du portefeuille : une analyse au cas par cas avec l'expert-comptable de la société est indispensable avant de faire de la fiscalité un critère de choix.

La SCPI en démembrement : nue-propriété et usufruit

Le démembrement de propriété est une stratégie propre aux SCPI que les entreprises à l'IS peuvent étudier. Chaque formule fait l'objet d'un article dédié ; les paragraphes ci-dessous en donnent l'essentiel.

Le principe du démembrement temporaire

La pleine propriété d'une part de SCPI peut être temporairement séparée en deux droits distincts : l'usufruit (droit de percevoir les revenus pendant une période définie) et la nue-propriété (droit de récupérer la pleine propriété à l'issue de la période).

La nue-propriété de SCPI pour les entreprises

Une entreprise qui achète la nue-propriété de parts de SCPI acquiert ces parts avec une décote significative par rapport à leur valeur en pleine propriété (souvent de 20 % à 40 % selon la durée du démembrement). Pendant la durée du démembrement, elle ne perçoit aucun revenu, puisque l'usufruit appartient à un tiers.

À l'issue du démembrement, elle récupère la pleine propriété des parts sans frais supplémentaires. L'écart entre la valeur de la part en pleine propriété à cette date et le prix payé pour la nue-propriété constitue le gain de l'opération ; il dépend de la valeur des parts à l'échéance, qui n'est pas garantie. Son traitement comptable et fiscal est à examiner avec l'expert-comptable.

Ce mécanisme peut convenir aux sociétés à l'IS qui ne recherchent pas de revenus pendant la période et dont l'horizon de placement est clairement défini, sur 5, 7 ou 10 ans.

L'usufruit de SCPI pour les entreprises

L'usufruit temporaire de SCPI pour une société à l'IS est l'autre face du démembrement. Il s'adresse à une entreprise qui cherche des revenus sur une période définie.

En acquérant l'usufruit de parts de SCPI, la société perçoit l'intégralité des distributions locatives pendant la durée choisie (3, 5 ou 10 ans), sans avoir à mobiliser le capital correspondant à la pleine propriété. L'usufruit s'acquiert avec une décote sur la valeur en pleine propriété, ce qui améliore mécaniquement le rendement effectif sur les sommes investies. À l'issue de la période, l'usufruit s'éteint et revient au nu-propriétaire, la société ne récupère aucun capital résiduel.

Cette formule peut convenir aux sociétés qui disposent d'une trésorerie excédentaire sur une durée précise et n'ont pas besoin de récupérer le capital à l'issue de la période. Le capital investi est consommé : il n'en reste rien à l'échéance, et les revenus perçus pendant la période ne sont pas garantis.

La troisième voie, la détention en pleine propriété, associe revenus et conservation des parts ; elle est détaillée dans notre article sur la SCPI en pleine propriété pour une entreprise ou une holding à l'IS.

Quelle SCPI choisir pour une trésorerie d'entreprise ?

Toutes les SCPI ne se valent pas et les critères de sélection pour une entreprise sont spécifiques.

Le taux de distribution (TD)

C'est le ratio revenus distribués sur la valeur de la part. À titre indicatif, Hedg retient en 2026 une fourchette de 4 % à 7 % brut par an pour les SCPI en pleine propriété. Un taux de distribution élevé ne suffit pas à juger un portefeuille : il faut en analyser la source, sa régularité et l'évolution du prix de la part.

Le taux d'occupation financier (TOF)

C'est le ratio entre les loyers effectivement perçus et les loyers potentiels si tous les locaux étaient loués. Un TOF élevé, par exemple supérieur à 90 %, indique un portefeuille bien occupé avec peu de vacances locatives. C'est l'un des indicateurs de qualité les plus importants à vérifier.

La diversification géographique et sectorielle

Les SCPI diversifiées sur plusieurs pays européens et plusieurs secteurs (bureaux, commerces, logistique, santé) sont en principe moins exposées à un choc local ou sectoriel que les SCPI mono-secteur ou mono-zone géographique. Pour une trésorerie d'entreprise, la priorité est la stabilité des revenus plutôt que la maximisation du rendement à court terme.

La société de gestion

La qualité de la société de gestion agréée par l'AMF est déterminante. Son ancienneté, son historique de gestion, la transparence de sa communication et la diversité de son portefeuille sont des critères à analyser avant toute souscription.

Les risques de la SCPI pour une personne morale

La SCPI est un placement de long terme dont le capital n'est pas garanti. Avant de souscrire, une entreprise doit accepter cinq risques principaux.

Le risque locatif. Les revenus dépendent de l'occupation des immeubles et de la solvabilité des locataires. Une hausse de la vacance, une renégociation de loyers ou la défaillance d'un locataire important réduisent les distributions. Les SCPI concentrées sur un seul type d'actif, comme les bureaux ou les commerces, y sont plus sensibles.

Le risque de liquidité. Dans une SCPI à capital variable, les demandes de retrait sont satisfaites par les nouvelles souscriptions ; si celles-ci manquent, les parts restent en attente. Dans une SCPI à capital fixe, la revente passe par le marché secondaire, qui confronte périodiquement acheteurs et vendeurs, à un prix qui n'est pas connu à l'avance. Dans les deux cas, la société de gestion ne garantit ni le délai ni le prix de revente.

Le risque de valorisation. La valeur des immeubles est réévaluée par des experts indépendants. Lorsque les taux d'intérêt montent, les valeurs immobilières peuvent baisser et la société de gestion peut réduire le prix de la part, comme plusieurs SCPI l'ont fait après la remontée des taux de 2022 et 2023.

Le risque de concentration. Investir toute la poche immobilière dans une seule SCPI expose à un secteur, une zone géographique et une société de gestion. Répartir les montants entre plusieurs SCPI aux stratégies complémentaires réduit ce risque.

Le risque de gestion et de frais. La performance dépend des choix d'acquisition, d'arbitrage et d'endettement de la société de gestion. Les frais de souscription, souvent compris entre 8 % et 12 % du montant investi, et les frais de gestion pèsent sur le rendement net, surtout si les parts sont revendues tôt.

SCPI, OPCI ou foncières cotées

D'autres supports donnent accès à l'immobilier, avec un autre équilibre entre rendement, volatilité et liquidité.

SupportLiquiditéVolatilitéPoint d'attention
SCPIFaible : plusieurs semaines à plusieurs moisFaible au quotidien, prix de part révisé périodiquementHorizon de 8 ans, frais d'entrée élevés
OPCI grand publicMeilleure grâce à une poche d'actifs financiersPlus élevée, du fait de la poche financièreValeur liquidative qui suit aussi les marchés
Foncières cotéesQuotidienne, en bourseÉlevée, corrélée aux marchés actionsCours qui peut s'écarter de la valeur des immeubles

Comparaison générale, sans garantie de rendement ni de liquidité pour aucun de ces supports.

Pour une trésorerie d'entreprise, ces supports restent réservés à une fraction dont l'horizon est long et dont l'entreprise accepte qu'elle puisse baisser.

Combien allouer aux SCPI dans l'allocation de trésorerie d'entreprise ?

Comme pour le private equity dans la trésorerie d'entreprise, la SCPI ne doit porter que sur la fraction de trésorerie dont l'entreprise est certaine de ne pas avoir besoin pendant au moins 5 à 8 ans. L'horizon recommandé par la plupart des sociétés de gestion est de 8 ans minimum pour amortir les frais de souscription (souvent de 8 % à 12 % des montants investis) et bénéficier pleinement de la valorisation du patrimoine immobilier.

La part consacrée aux SCPI dépend donc d'abord du montant de trésorerie excédentaire réellement disponible à long terme, une fois la réserve de sécurité et les besoins datés couverts. Elle reste en général minoritaire dans l'allocation, à côté des autres supports de long terme comme le contrat de capitalisation pour une personne morale.

Voici une allocation illustrative pour une holding fictive disposant de 1 000 000 € de trésorerie excédentaire.

PocheSupportMontantRendement indicatifHorizon
LiquiditéFonds monétaire150 000 €Variable, de l'ordre de 2,5 % par an en 2026, non garantiDisponible en J+1
SécuritéCompte à terme400 000 €Fixe : 3,15 % par an à 12 mois (12/10/2026)6 mois à 3 ans
Rendement intermédiaireFonds obligataires250 000 €Variable, non garanti2 à 5 ans
Long terme immobilierSCPI200 000 €Variable, 4 % à 7 % brut par an à titre indicatif, non garanti8 ans minimum

Exemple fictif, à titre d'illustration. Il ne constitue pas une recommandation : l'allocation adaptée dépend de la situation, des besoins et de la tolérance au risque de chaque structure.

Ce que les SCPI apportent que le CAT ne peut pas offrir

La SCPI ne remplace pas le CAT. Elle le complète et apporte trois éléments que le CAT n'offre pas, en contrepartie d'un risque de perte en capital.

Des revenus locatifs périodiques. Les distributions mensuelles ou trimestrielles de la SCPI procurent un flux de revenus à la holding ; leur montant varie avec les loyers encaissés et n'est pas garanti. Pour une holding issue d'un apport-cession sous le régime de l'article 150-0 B ter ou une holding patrimoniale qui prépare la retraite du dirigeant et qui cherche à générer des revenus réguliers depuis sa trésorerie, c'est un argument important.

Une diversification. L'immobilier professionnel (bureaux, logistique, santé, commerces) a des cycles qui ne coïncident pas toujours avec ceux des marchés financiers, même s'il reste sensible aux taux d'intérêt. Une poche SCPI peut donc compléter la diversification de l'allocation de trésorerie.

Une exposition à l'immobilier sans contrainte de gestion. Acheter un bien immobilier en direct nécessite un financement, une gestion locative, des travaux, une fiscalité complexe. La SCPI donne accès à un portefeuille diversifié d'actifs professionnels sans ces contraintes, avec un ticket d'entrée de 20 000 € chez Hedg et une gestion entièrement déléguée.

Hedg : accédez aux SCPI depuis votre espace de gestion de trésorerie

Hedg propose une sélection de SCPI, en pleine propriété, en nue-propriété et en usufruit, accessibles depuis sa plateforme dès 20 000 €, en complément des comptes à terme, des fonds monétaires, des fonds obligataires, du compte-titres et du private equity pour la poche long terme d'une holding. Les conseillers de Hedg accompagnent chaque structure dans la définition de son allocation, en tenant compte de sa fiscalité, de l'horizon de chaque poche et de ses contraintes de liquidité. L'offre est présentée sur la page SCPI et OPCI pour les entreprises.

Questions fréquentes

Une entreprise ou une holding peut-elle acheter des parts de SCPI ?

Oui. Toute personne morale peut souscrire des parts de SCPI : SARL, SAS, SA, EURL, holding patrimoniale ou animatrice, SCI à l'IS, association ou fondation. Aucune règle ne réserve les SCPI aux particuliers. Deux vérifications s'imposent toutefois avant la souscription : l'objet social doit permettre les placements financiers et immobiliers, faute de quoi une modification des statuts peut être nécessaire, et le régime fiscal de la société détermine l'imposition des revenus. Pour une société à l'IS, les revenus de la SCPI sont intégrés au résultat imposable de la société.

Comment les revenus d'une SCPI sont-ils imposés pour une société à l'IS ?

Pour une société à l'IS, la quote-part de résultat de la SCPI est intégrée au résultat imposable et soumise à l'IS au taux normal de 25 %, ou au taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour les PME éligibles ; la loi de finances pour 2026 n'a modifié ni ces taux ni ce seuil. Les plus-values de cession de parts sont imposées à l'IS, sans abattement pour durée de détention. Les revenus de biens situés à l'étranger suivent les conventions fiscales, ce qui peut modifier l'imposition en France. L'expert-comptable de la société doit valider le traitement retenu.

Quelle différence entre une SCPI et un compte à terme pour la trésorerie d'entreprise ?

Le compte à terme est un dépôt bancaire à taux fixe, connu à la souscription : 3,15 % par an à 12 mois dans la grille Hedg relevée le 12/10/2026. Le dépôt est couvert par le FGDR dans la limite de 100 000 € par déposant et par établissement. La SCPI est un placement immobilier dont le taux de distribution est variable, de l'ordre de 4 % à 7 % brut par an à titre indicatif en 2026, sans garantie du capital, avec une liquidité limitée et un horizon recommandé de 8 ans. Les deux supports répondent à des horizons différents et peuvent se compléter.

Une SCPI est-elle liquide pour une entreprise ?

Non, pas au sens d'un fonds monétaire. Dans une SCPI à capital variable, les retraits sont satisfaits par les nouvelles souscriptions ; en leur absence, les parts restent en attente. Dans une SCPI à capital fixe, la revente passe par le marché secondaire, à un prix qui n'est pas connu à l'avance. Selon la conjoncture, la revente peut prendre plusieurs semaines ou plusieurs mois, et la société de gestion ne garantit ni le délai ni le prix. Une SCPI ne doit donc porter que sur une trésorerie dont l'entreprise n'aura pas besoin avant de nombreuses années.

Quel rendement une personne morale peut-elle attendre d'une SCPI ?

Aucun rendement n'est garanti. À titre indicatif, Hedg retient en 2026 une fourchette de 4 % à 7 % brut par an pour les SCPI en pleine propriété. Pour une société à l'IS, les distributions sont ensuite imposées au taux applicable, soit 25 % au taux normal. La valeur des parts peut aussi baisser, comme l'ont montré les baisses de prix de part décidées par plusieurs SCPI après la remontée des taux de 2022 et 2023. Les frais de souscription réduisent le rendement des premières années. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Quelle est la différence entre nue-propriété, usufruit et pleine propriété de SCPI ?

En pleine propriété, l'entreprise perçoit les revenus et conserve les parts, dont la valeur peut monter ou baisser. En nue-propriété, elle achète les parts avec une décote, ne perçoit aucun revenu pendant le démembrement et récupère la pleine propriété à l'échéance, à une valeur non garantie. En usufruit temporaire, elle achète le droit de percevoir les revenus pendant une durée définie, sans récupérer de capital à l'issue : le montant investi est consommé. Chacune de ces formules fait l'objet d'un article dédié sur le blog Hedg.

Conclusion

La SCPI peut trouver sa place dans la poche long terme de la trésorerie d'une holding, d'une PME ou d'une SCI, à condition de respecter deux règles : un horizon minimum de 8 ans et une allocation limitée aux fonds structurellement excédentaires dont l'entreprise n'a pas besoin avant cette échéance.

Elle ne remplace ni le compte à terme, qui sert la poche de sécurité, ni le fonds monétaire, qui sert la liquidité. Elle les complète par des revenus locatifs et une exposition à l'immobilier professionnel, en contrepartie d'un capital non garanti et d'une liquidité limitée.

La décision repose sur une question préalable : quelle fraction de la trésorerie a réellement un horizon de 8 ans ou plus ?

Pour répondre à cette question et comparer les supports de long terme, vous pouvez consulter notre guide du placement de trésorerie d'entreprise ou échanger avec un conseiller Hedg.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les taux mentionnés sont indicatifs et susceptibles d'évoluer. Hors comptes à terme et dépôts bancaires, le capital n'est pas garanti. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Hedg SAS est immatriculée à l'ORIAS sous le n° 23004993 en qualité de conseiller en investissements financiers (CIF), adhérent de l'Anacofi-CIF, association agréée par l'AMF, et de courtier en opérations de banque et en services de paiement.

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